Éduquer est un art difficile. Amener un enfant à devenir un adulte qui prend les bonnes décisions pour son plein épanouissement et pour le bien des autres n’est pas une mince tâche. Il faut beaucoup d’amour et de patience pour y arriver et il n’y a pas de recettes magiques. Certains enfants résistent plus que d’autres à l’éducation pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons. Il ne suffit pas de leur enseigner ce qui est bien et ce qui est mal pour qu’ils adoptent les bonnes attitudes et les bons comportements. Il faut les accompagner, leur donner l’exemple, leur donner l’occasion de décider par eux-mêmes et d’assumer les conséquences de leurs gestes. Et le dosage de toutes ces attentions, de ces interventions dépend des besoins concrets de chaque enfant.
Quand il s’agit de corriger des comportements néfastes chez des adultes, ce n’est pas moins compliqué. Nos civilisations ont développé des systèmes très complexes de lois, de récompenses et de punitions pour ce faire. Et dans les sociétés les plus évoluées, il semble bien que certaines valeurs aient teinté en profondeur tous ces systèmes légaux et carcéraux, notamment la foi en la réhabilitation. Nous croyons que les personnes peuvent changer, qu’elles ne sont pas condamnées à répéter sans cesse les mêmes erreurs. Dans le langage de la foi, nous parlons de conversion pour désigner ce type de changement.
Il faut bien l’admettre, nous avons tous nos moments d’égarements. On peut les banaliser, fermer les yeux sur les conséquences, se cacher la tête dans le sable et le risque est élevé alors que ces défauts deviennent des traits permanents de notre personnalité. On peut aussi les reconnaître et tenter de ne plus les reproduire, en décelant les chemins qui nous y ont conduits. Le Carême est un temps de conversion : un temps pour reprendre la bonne direction de notre vie, celle qui nous mène au bonheur sans fin vers lequel nous voulons vraiment aller. Et la bonne nouvelle, c'est que Jésus lui-même nous précède sur ce chemin! Lc 13, 1-9

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